Le projet SMHEART, coordonné par le Pr Aurélien Bustin (CHU de Bordeaux / IHU Liryc / université de Bordeaux) et soutenu par un financement européen de 1,5 million d’euros, a donné naissance à la technologie SPOT, une avancée majeure dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires. Publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature, cette innovation permet de détecter et de quantifier les cicatrices du myocarde avec une précision et une rapidité inégalées.
Cicatrices myocardiques : le défi du diagnostic
L’IRM (imagerie par résonance magnétique) est aujourd’hui l’examen de référence pour évaluer les lésions du cœur, notamment après un infarctus. Cependant, près de 15% des patients présentent un manque de contraste entre le sang et les cicatrices myocardiques, rendant plus difficile la précision du diagnostic manuel. Une analyse humaine qui s’avère alors laborieuse et variable.
« SPOT » : l’IRM en couleurs
Développée par les équipes de l’IHU Liryc, du CHU de Bordeaux et de l’université de Bordeaux, la technologie SPOT améliore la précision et la rapidité de détection des cicatrices du myocarde grâce à :
- un contraste amélioré : en manipulant la physique, SPOT offre une visualisation anatomique détaillée sans précédent.
- l’analyse par l’IA : un algorithme d’intelligence artificielle analyse et quantifie des lésions de façon automatique et en moins d’une minute.
- une fiabilité indiscutable : indépendant de l’opérateur, le systtème garantit une mesure objective et reproductible.
Validée sur plus de 500 patients
La technologie SPOT a été testée avec succès chez plus de 500 patients atteints de maladies cardiaques structurelles. Elle devrait transformer la prise en charge des cardiopathies ischémiques en permettant un diagnostic plus précoce et une meilleure estimation des risques de mort subite.

